Prêt à partir

Publié le par Inigo

Les ouvriers de la Vigne du Seigneur ne doivent avoir qu'un pied par terre. Ils doivent avoir l'autre levés, prêt à partir.
De werkers in de Wijngaard van de Heer moeten slechts één voet op de grond hebben. Met de andere moeten ze bereid zijn om te vertrekken.
Gli operai della Vigna del Signore devono avere un solo piede a terra e l'altro alzato, pronti ad andare.
Los trabajadores de la Viña del Señor no han de tener más que un pie en el suelo. Deben tener el otro alzado, dispuesto para partir.
Die Arbeiter im Weinberg des Herrn dürfen nur mit einem Bein auf dem Boden stehen. Das andere müssen sie angehoben haben, bereit loszugehen.
The workers in the Lord’s vineyard must have only one foot on the ground. The other foot should always be in mid-air, so they are ready to go elsewhere.
在上主葡萄园的工人们必只有一只脚着地,另一只脚应常停留在半空,所以它们应时刻准备走向任何地方。
在上主葡萄园的工人们必只有一只脚着地,另一只脚应常停留在半空,所以它们应时刻准备走向任何地方。

L’image de la vigne est biblique. Elle désigne ici l’humanité, destinée à porter un bon fruit. Jésus emploie cette image dans la parabole des ouvriers appelés à travailler à la vigne jusqu’à la dernière heure (cf. Mt 20, 1-16). Pour Ignace, être envoyé à la vigne du Seigneur exige une disponibilité totale, une attention à l’appel du Maître de la vigne, avoir le pied levé, être « prêt à partir » ! C’est ainsi qu’avec ses compagnons, il se mit à la disposition du Pape pour répondre aux besoins de l’Église. Il exprime ce voeu dans les Constitutions qui règlent la vie des jésuites : « Ils seront envoyés dans un lieu ou un autre… » (Constitutions, n. 603).
Il ne s’agit pas uniquement de partir pour d’autres lieux dès que le besoin s’en fait sentir, comme le fit François-Xavier quittant sa mission de secrétaire d’Ignace du jour au lendemain pour s’embarquer vers les Indes afin de remplacer un compagnon malade. Il s’agit aussi de vivre cette obéissance à l’appel de Dieu dans la vie quotidienne. C’est pourquoi Ignace rappellera souvent cet état d’esprit aux jésuites: « que celui qui est en prière cesse de prier » lorsqu’il entend son supérieur le demander, car il s’agit d’accourir à l’appel, « comme à la voix de Notre Seigneur » (Lettre aux compagnons de la maison de Rome, n. 1326).

Cf. FRANCIOSI, p. 46, n. 33

Publié dans mission

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